Radio-Canada: Infestations de rats : ACORN manifeste pour des logements plus sains à Ottawa

Posted July 16, 2019

L'organisme de justice sociale ACORN manifeste mardi pour demander à Logement communautaire d’Ottawa (LCO) de respecter les mêmes normes que les propriétaires de logements privés, notamment en ce qui a trait aux infestations de rats.
 
Les membres d’ACORN de l’est de la ville organisent une << fête des rats >> dans le quartier Overbrook, afin que LCO prenne des mesures pour lutter contre les rats dans ses habitations.
 
<< Les infestations de rats sont des indicateurs de la nécessité d’une meilleure réglementation relativement à l’entretien et à la vermine >>, peut-on lire dans un communiqué publié par ACORN.
 
Une maison sur deux doit composer avec des problèmes de rats dans le secteur, selon Gisèle Bouvier, présidente de la section Vanier–ACORN.
 
La Ville d’Ottawa révise la gestion des logements locatifs sur son territoire et pourrait exclure l’organisme Logement communautaire d’Ottawa de ce cadre normatif, selon ACORN. << On veut absolument que LCO soit inclus dans cette étude-là >>, soutient Mme Bouvier.
 
<< Les membres d’ACORN de l’est de la ville sont fatigués de vivre avec la vermine et la moisissure dans des quartiers qui ne sont pas sécuritaires >>, souligne l'organisme.
 
Selon ACORN, les nouvelles mesures entraîneraient des inspections annuelles, des délais plus stricts pour effectuer des réparations et un registre en ligne qui recenserait les propriétaires conformes et non conformes, entre autres.
 
Des rats qui jouent dans la neige
 
<< L’année dernière, j’ai vu beaucoup de rats jouer dans la neige. Je n’avais jamais vu ça auparavant >>, mentionne Laila Almiawi, une membre d’ACORN et résidente d’un logement de LCO. << Je ne sors plus parce que j’ai trop peur >>.
 
Elle raconte que deux hommes ont même dû être transportés à l’hôpital en raison des rats. << Je contacte LCO et ils oublient. C’est un vrai problème >>, dit-elle, ajoutant qu’elle souhaite que l’organisme soit intégré à la politique de permis de la Ville.
 
Gisèle Bouvier estime pour sa part que les rats ne sont qu'une partie du problème. << On entend toutes sortes d'histoires d'horreur des logements communautaires qui ne sont pas assez bien entretenus, qui ont des problèmes de punaises et de coquerelles, de l'eau qui coule des plafonds >>, rapporte-t-elle.

 

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Source: Radio-Canada

 

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