Le Droit: Manifestation contre l'expulsion d'une mère monoparentale à Ottawa

Posted June 18, 2021

Une vingtaine de manifestants se sont réunis au parc Parkdale à Ottawa jeudi matin pour manifester et marcher en soutien à Jessica Ruano, une mère monoparentale et sa fille inuk d'un an Joy, qui se battent actuellement contre l’expulsion de leur domicile. 

Les manifestants, rassemblés par l’organisme ACORN, qui défend les familles à faible et moyen revenu, et le député provincial d'Ottawa-Centre, Joel Harden, ont marché jusqu'aux bureaux de Citywide Properties pour remettre une lettre de revendications et demander une rencontre avec le propriétaire de l’immeuble à logement de Mme Ruano. 

Avis d’expulsion

Jessica Ruano a reçu le 1er mai dernier un avis d'expulsion N12 de sa maison du quartier Hintonburg dans laquelle elle vit depuis près de 3 ans. Cet avis d’expulsion signifie la résiliation du bail parce que le locateur, un acheteur ou un membre de la famille veut occuper le logement locatif. 

Sa fille et elle doivent quitter les lieux avant le 30 juin, malgré le refus de toutes les demandes de rencontre ou de conversation avec le propriétaire, écrit ACORN dans un communiqué. 

«Lorsque j'ai demandé à vivre dans cette maison il y a trois ans, j'ai signé un bail de trois ans parce que j'espérais adopter, et je devais démontrer à l'agence d'adoption que je pouvais assurer la stabilité de mon futur enfant», explique Mme Ruano. «En tant que parent monoparental qui travaille, je peux me permettre de payer les 1400 dollars par mois que je paie actuellement pour cet appartement qui est juste assez grand pour ma petite famille. Si je devais déménager, mon loyer augmenterait d'au moins 600$, ce que je ne peux pas me permettre. J'aime mon appartement et mon quartier. Je veux élever mon enfant ici. Je ne veux pas partir, surtout pas pendant une pandémie!»

La Ville d’Ottawa doit agir, dit ACORN 

Les membres d'ACORN se disent extrêmement préoccupés par le nombre croissant de relocalisations qui se produisent à Ottawa pendant la pandémie. «Les rénovictions et les démovictions sont de plus en plus courantes dans toute la ville, qu'il s'agisse des déménagements proposés pour des quartiers entiers de Manor Village à Herongate ou des déménagements individuels qui se produisent dans tout Vanier», poursuit le communiqué. Les membres de l’organisme demandent à ce que la Ville d'Ottawa adopte une politique anti-relocalisation afin d'éviter que d'autres personnes ne soient chassées de leur quartier pour des endroits aux coûts encore plus élevés. 

Le 2 juin dernier, l’Ontario a levé la suspension de l’exécution des expulsions résidentielles en même temps de mettre fin à son décret provincial de rester à domicile.

 

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Article par Ani-Rose Deschatelets pour Le Droit

 

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