Salaire de subsistance à New Westminster

Posted July 29, 2014

On en fait quelque chose
Par John Anderson (un extrait de Global Grassroots)
 
Les travailleurs de la Colombie-Britanique ont plus de raisons d’être choqués que tout autre au Canada et aux États-Unis lorsqu’on parle de bas salaires. Avoir le salaire minimum le plus bas du pays couplé avec le plus haut coût de la vie est déjà assez grave, mais écoutez bien. En 2001, la dernière partie de l’augmentation graduelle du salaire minimum du gouvernement Nouveau parti démocratique a été mise en vigueur. Le nouveau gouvernement libéral Campbell a alors donné à la C.-B. la seule double grille salariale au Canada, rendant l’ancien prix plancher de 8 $ et en creusant un nouveau pour les « travailleurs débutants » de 6 $. La dernière législation sur les salaires en C.-B. était une réduction de 25 % au salaire minimum. Même George Bush, le président ravageur de soufre précédent au Sud a augmenté le salaire minimum fédéral à 7.25 $ avant de laisser son poste. Dans la province « apporter du comptant » de C.-B., un nouvel immigrant canadien doit travailler trois mois et demi à plein temps pour recevoir huit dollars canadiens l’heure. Il va sans dire que la question des salaires en C.-B. est ce que les organisateurs appellent « brûlante ».
 
Tenant compte de ces facteurs démoralisants, n’importe quel politicard politique pourrait croire que les forces progressistes en C.-B. ont été tabassées dans les dernières dix années. C’est assez évident. Ce qui est plus subtil est ce qui réside dans le cerveau progressiste confiant; il y a même un débat considérable pour décider si la lutte devrait être continué pour la campagne salaire minimum de la Fédération du travail de la C.-B. « Arrondis-le à dix ». Plusieurs croient que 10 $ est trop bas et que le salaire de subsistance est sur quoi nous devrions nous concentrer, comme si les deux provenaient de deux différentes planètes. Les membres d’ACORN, de l’autre côté, savent que les deux vont main dans la main comme le Canadien et la rondelle de hockey et que vous avez besoin d’une campagne pour en ressentir les bienfaits. Les victoires sont des victoires, purement et simplement et n’importe quel organisateur digne de son nom sait que certaines victoires sont vraiment nécessaires en C.-B. pour motiver les troupes progressistes qui sont maniaco-dépressifs. ACORN C.-B. siège au Conseil consultatif du salaire de subsistance pour les familles et a tenu certains évènements. Ils ont aussi passé des pétitions avec la Fédération du travail de la C.-B. à propos de leur campagne de bonne renommée « Arrondis-le à dix » des années précédentes et avaient la circonscription qui prenait la charge complète de ces bas salaires. Nous savions que ces trois choses combinées pourraient être tournées en campagne gagnante avec des retombées positives si elle était combattue à la bonne place. Si on gagne dans une ville, d’autres villes suivraient surement et donc les arguments économiques illogiques et pervers utilisés par le gouvernement fédéral pour ne pas monter le salaire minimum seraient donc publiquement surlignés et donneraient un atout très puissant pour l’augmentation longuement attendue.  
 
New Westminster en C.-B. est la plus vieille ville dans l’ouest du Canada et elle est solidement peuplée de classe ouvrière depuis l’installation de sa colonie vers la fin des années 1800. Elle est située au milieu de la troisième plus large ville métropolitaine au Canada et elle vote majoritairement pour le Nouveau parti démocratique depuis les 1950. Son électorat a apporté un conseil municipal soutenu en majorité par la classe ouvrière en 2008. Elle a une petite population de 60 000 avec une base solide de membres d’ACORN. Ce n’était pas vraiment difficile de la choisir comme première ville ciblée par n’importe qui résidant à l’ouest de Waterloo en Ontario, pour une campagne de salaire de subsistance. C’était gagnant et pourrait mener à des retombées positives.  
 
Les dirigeants d’ACORN C.-B. ont tenu des réunions de planification de campagne avec les dirigeants de New Westminster. David Tate, Sheldon Schroeder, Peter Gardner, Noel Ouellette, Lois Golonko et Pearl Nunns se sont rencontrés durant l’été 2009 à propos des salaires de subsistance, ils ont ouvert la voie et ont propulsé le programme.
 
Les questions en suspens dans ces réunions étaient l’horaire pour cette campagne, le plan de match pour diffuser le message de manière efficace et à quel chiffre devrait se situer le salaire de subsistance à ce moment. ACORN C.-B. a aussi œuvré pour un groupe consultatif concernant la campagne salaire de subsistance pour les familles de travailleurs, un projet soutenu par « First Call : B.C Child & Youth Advocacy Coalition », le « CCP de C.-B. » et un certain nombre de syndicats. La CCPA C.-B. a défendu, d’une façon convaincante et incroyablement précise, qu’un salaire de subsistance devrait être basé sur une famille de quatre et non sur des besoins individuels. Les membres d’ACORN qui n’ont pas à être convaincus de telles idées pensent que 16,74 $ est nécessaire. Enfin, ils comprennent aussi que ce chiffre pourrait être irréaliste, car si nous n’avons pas réussi à convaincre les forces progressistes siégeant au conseil municipal de New Westminster, toute autre discussion serait sans but. 
 
 
Les membres d’ACORN ont ciblé les conseillers les plus progressistes que nous connaissions de campagnes ultérieures sur la sécurité publique et les locataires et nous leur avons demandé de nous fournir leur soutien pour la campagne de salaire de subsistance pour les familles. Les dirigeants d’ACORN leur ont demandé de défendre notre cause en représentant leur voix sur le conseil – extrêmement nécessaire et important.   Fait accompli! La marche vers le 16,74 $ va de l’avant!
 
La campagne officielle d’ACORN New Westminster salaire de subsistance a été lancée, un samedi en octobre 2009, avec grandes pompes et dans un orage qui semblait très à propos pour la C.-B.  peut-être pas très photogénique à cause des parapluies. La moitié du conseil municipal participait au lancement étant donné que la Cérémonie annuelle de l’habitant à l’hôtel de ville de New Westminster coïncidait à une heure avant notre lancement. La grande majorité des personnes participant au lancement était soit des membres d’ACORN ou des personnes qui avaient été attirées par notre porte-à-porte à New Westminster. La présence de paparazzi a été ressentie, car la télévision, les journaux et la radio étaient tous présents. Les dirigeants d’ACORN David Tate et Peal Nunns étaient les porte-paroles d’ACORN Canada et ont pris chacun leur tour avec les hommes politiques devant les caméras et microphones selon la procédure durant ces occasions. Le conseiller municipal, Jamie McEvoy, qui a été vital au succès de la campagne a parlé très fort à travers un mégaphone pour que l’hôtel de ville aille « le courage d’allée où aucune autre ville n’est allée avant ».
 
David Tate et Sheldon Scroeder, avec le soutien d’un groupe représentatif comprenant des membres d’ACORN Westminster ont dû attendre quarante-huit heures avant de pouvoir faire leur présentation officielle au conseil. Ce lundi, ils ont rapidement expliqué leurs raisonnements derrière l’arrêté municipal pour un salaire de subsistance. Ils ont aussi démontré le soutien des travailleurs, des entreprises et organisationnel que la campagne d’ACORN a reçu à travers la « Coalition with Living Wage for Families ». Dave a demandé au conseil de penser à ce sujet. Comme planifié, notre allié Jaimie McEvoy a été capable de faire adopter une motion pour que les employés de la ville écrivent un rapport sur la faisabilité que New Westminster puisse promulguer le premier arrêté municipal pour un salaire de subsistance. Suivant la fin de la semaine, nous savions tous qu’il était possible que nous gagnions!
 
Notre campagne s’est concentrée sur l’obligation directe des résidents de New Westminster. Ceci était important parce que l’élite de New Westminster croit qu’ACORN est formé d’étrangers (étrangers des États-Unis!) même si la majorité a reconnu nos membres comme étant des résidents permanents de la ville, allez comprendre! Nous savions que c’était très important de ne pas avoir des signatures de tous nos chapitres, mais bien seulement de ceux des résidents de New Westminster. Ceci a causé des complications parce que c’est une ville qui se termine sur une rue très achalandée et les membres aiment pétitionner au centre commercial ou à la station du Sky Train. Cela ne fonctionnerait pas alors il a été décidé qu’un sondage porte-à-porte habituel des membres associés d’ACORN serait la seule façon d’aller de l’avant.
 
Le sondage des membres associés nous a permis de faire passer notre message au public, d’augmenter le montant de partisan et en signant des membres comptant-associé d’ACORN, tout en ramassant de l’argent pouvant soutenir le sondage. En tout, nous avons cogné sur plus de la moitié des portes de la ville – en signant des centaines de nouveaux membres et ramassant plus de 1500 noms et numéros sur un formulaire de soutien. Le soutien pour la campagne était fort, notre nombre de membres a tellement crû qu’un a dû créer un autre chapitre à Queensborough. Queensborough est une partie de la ville avec des familles de travailleurs qui est séparée par la rivière Fraser. Gagner ou perdre, ACORN a gagné cette campagne. Nous le savions du début.
 
 
Les dirigeants et employés ont attendu fébrilement après la fin du sondage au début de 2010 jusqu’à ce que le département des ressources humaines de la ville de New Westminster termine son rapport sur les implications financières des membres à salaires de subsistance. Nos alliés au conseil nous disaient de ne pas trop « mettre de la pression » sur le conseil et nos alliés dans la coalition donnait de bons conseils lorsqu’ils le pouvaient, au département des ressources humaines de New Westminster comment écrire un rapport.
 
Tout cela était très détendu et nécessaire pour gagner sur la côte ouest, bien que du côté organisationnel, le principe de créer une dynamique demeure statu quo et le « temps de repos » durant une campagne active semble paradoxale. Comment pouvons-nous garder les questions en suspens importantes pertinentes sans aucune action directe, ce qui est la façon la plus rapide et la plus efficace d’augmenter notre montant de membre? Nous avons donc décidé de tenir un forum public qui soulignerait l’importance d’un salaire de subsistance de 16,74 $ et qui mettrait plus en valeur la campagne. Travail accompli! Le directeur de la CCPA de la C.-B., Seth Klein ainsi que le conseiller Jamie McEvoy mentionné plus tôt et Michael McCarthy Flynn, l’organisateur de la campagne pour un salaire de subsistance étaient à l’affiche et sur le stade. Ils se sont joints à Preeti Misra et David Tate d’Acorn C.-B. au bureau syndical des TUAC à New Westminster pour notre forum sur le salaire de subsistance. Le taux de participation était bas, mais cela nous a donné une raison de dresser des listes faites durant le sondage selon un autre principe de base d’organisation. Ce principe est qu’il y a seulement un certain montant de fois que vous pouvez appeler pour donner une mise à jour et ne dire rien de nouveau. Il vaut la peine de noter que si des campagnes sont gagnées durant des accords louches faits derrière des portes fermées, il n’y a aucun renforcement de la capacité communautaire. C’est une démocratie élémentaire, d’inciter les communautés à prendre des décisions  cela est un principe fondamental d’organisation d’Acorn. 
 
Beaucoup d’organismes ont participé au forum, y compris quelques membres d’union et d’organismes locaux à but non lucratif, le directeur de succursale locale de Vancity ainsi que des personnages politiques prestigieux provinciaux et fédéraux. Ils se sont tous joints à David Tate, président de New West, pour montrer leur soutien et ils ont passé le microphone des arguments irréfutables de Seth et Michael à ceux plus passionnés et humoristiques de Preeti et Jaimie. Il était aussi bon de voir des personnes du village qui n’aimait pas particulièrement Acorn ou de bons salaires venir participer, s’exprimer seulement pour se voir débattu par les experts. La solidarité à jamais!
 
D’ici à ce que le vote soit immanent suivant le forum d’Acorn, le site de déclaration de revenus gratuit a continué de faire ce qu’il fait, mais maintenant accompagné d’une plus grande excitation. Les employés et dirigeants manifestaient leurs enthousiasmes, vantant aux clients à travers le site, la valeur d’un salaire de subsistance et racontant l’histoire que lorsque des membres communautaires se rencontrent, cela peut faire toute la différence. Plus de 1000 personnes sont venues à notre site de déclaration de revenus et sont reparties avec leurs déclarations de revenus faites et ont bel et bien entendu le message d’ACORN qui bouge et va de l’avant et que cette campagne de salaire de subsistance est énorme et bel et bien réelle!
 
D’ici à ce que la date fût finalisée pour que le rapport revienne au conseil en avril, ACORN Queensborough avait tenu sa grosse réunion de formation, un grand nombre de personnes s’était joints à ACORN New Westminster, ce qui était déjà une victoire en soi. Le rapport était mince et simple. Il déclarait que beaucoup de monde reçoit déjà le salaire de subsistance parce qu’ils font partie de syndicats publics et que seulement sept des vingt-quatre entrepreneurs indirects paient n’importe qui au sein de leur compagnie moins que le salaire de subsistance - ce qui pourrait vouloir dire que ceux qui travaillent de manière indirecte pour la ville reçoivent moins que cela. Le pire scénario financier y est souligné - ce qui était le point essentiel du rapport - et qui pourrait coûter 150 000 $ à la ville.
 
Comme planifié et tout comme la nature d’ACORN et l’hôtel de ville le dictent, nous avons tous participé en portant fièrement notre rouge, cette fois de manière plus « décontractée » style C.-B., qu’à l’habitude. Pour nous assurer d’un vote unanime, la direction a même choisi de ne pas parler au conseil bien qu’elle fût demandée par le conseiller et les alliés. Aucun problème! Il semblerait que les membres les plus conservateurs du conseil ne voulaient pas être perçu comme ayant ressenti de la pression de faire quoi que ce soit. Notre conseiller a même regardé un de nos dirigeants et s’est secoué la tête avec une grimace tandis qu’elle votait oui. Peu importe!
À la fin, c’était le salaire de subsistance le plus élevé adopté dans l’histoire du monde. Les membres d’ACORN ont pris les plans d’une petite partie du Conseil pour les familles sur un salaire de subsistance et l’ont propulsé en une locomotive à carburant injecté de salaires de subsistance! Tandis que certains peuvent penser qu’il n’était pas nécessaire que les travailleurs soient engagés dans cette campagne, et que le premier arrêté municipal pour un salaire de subsistance au Canada aurait pu être accompli sans le peuple, ACORN croit au renforcement des capacités, à la transparence et à la démocratie. Les travailleurs savent qu’on ne peut pas bâtir un mouvement avec des accords louches faits derrière des portes fermées entre des personnages politiques et certains dirigeants. ACORN C.-B. pousse pour le programme de salaires plus élevés et dits : arrêtons les débats et agissons dès MAINTENANT pour la femme de 7 à 11 ans à New Westminster qui gagnent 6 $/heure.
 
 
John Anderson est l’organisateur en chef d’ACORN Colombie-Britanique au Canada. Depuis 2004, John a aidé à développer les opérations des bureaux de Toronto, Ottawa et la Colombie-Britanique. John est diplômé de l’Université de Winnipeg.
 
Resource Type: