Ici Radio-Canada: Services Internet à domicile: trop cher pour un service essentiel

Posted April 17, 2017

Les services Internet à domiciles sont trop coûteux, affirment certains canadiens. L'Association of Community Organizations for Reform Now (ACORN), une association qui milite en faveur des personnes à faibles revenus, décrie l'absence de structures obligeant les fournisseur de services Internet à offrir des forfaits abordables.
 
Les demandes qu’ils ont formulées, notamment au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), sont restées lettre morte.
 
À Halifax, en Nouvelle-Écosse, les services Internet résidentiels sont particulièrement dispendieux. Les forfaits des fournisseurs les plus populaires commencent à 85 $ par mois. À ce prix s’ajoutent des frais d’installation.
 
Jonethan Brigley est membre de l’ACORN. Il dit qu’avec le salaire minimum, on arrive à peine à se payer un accès à Internet. « Certaines personnes à faible revenu coupent dans leur budget alimentaire parce que l’Internet est essentiel, par exemple pour la scolarité de leurs enfants », explique-t-il.
 
Depuis deux ans, l’ACORN demande au CRTC que le coût de l’Internet à domicile ne soit pas soumis aux simples forces du marché, mais qu’il soit plafonné.
 
Toutefois, le CRTC ne réglemente ni les prix ni la façon dont les services Internet sont facturés aux consommateurs.
 
Dans le dernier budget fédéral, on a alloué une somme de 13,2 millions sur cinq ans pour aider les entreprises à offrir des forfaits Internet abordables aux familles à faibles revenus.
 
Gisèle Bouvier, membre du Conseil national de l’ACORN à Ottawa, estime que malgré cette initiative, un problème persiste. « Sauf que le problème c’est que c’est volontaire, si les compagnies, ça les intéresse de rentrer dedans, il vont rentrer dedans, mais si ça ne les intéresse pas, ça n’avancera pas les personnes à faible revenu. »
 
En décembre dernier, le CRTC a déclaré en décembre dernier que l’internet est un service de base. L’ACORN compte bien mettre ce fait à l’avant-plan de son argumentaire. 
 
 
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